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Je suis allé trois jours chez Jean-Luc
Coudray, à Bordeaux.
Après cinq heures de route, et
une pause de dix minutes pour manger un épais sandwich
triangulaire, jétais fatigué.
Nous sommes allés boire un café
au Salon du Livre, que nous avons ensuite visité. Jean-Luc
y a retrouvé une de ses amies, Hélène.
Celle-ci nous a suivis chez Jean-Luc pour dîner.
Nous sommes retournés en début
de soirée au Salon, où Jean-Luc devait prendre
une photo de famille avec les éditions Opale, qui lui
ont demandé une participation au recueil sur le cas
du président Schreber (Jean-Luc me donnera une copie
de son texte à la fin de mon séjour).
Jai profité du pot qui était
donné pour boire deux verres de vin rouge.
Puis nous avons fait une petite balade
nocturne.
Samedi matin, petit tour à la librairie
Mollat (la plus grande librairie dEurope ou quelque
chose dans le genre).
Nous sommes allés ensuite déjeuner
chez Martine, qui avait cuisiné un très bon
gratin aux aubergines. Jai encore bu deux ou trois verres
de vin rouge.
Malgré la légère
somnolence due à la digestion, Jean-Luc et moi avons
eu le courage de nous lever pour découvrir lexposition
Claude Gilli, au Musée des Beaux Arts. Cétait
pas mal.
Il y avait une sérigraphie dAndy
Warhol sur Liz Taylor (collection privée de Gilli).
Le soir, nous avons assisté à
une lecture de poésie à lAvant-Scène,
à laquelle participait Hélène. Il sagissait
des trente ans des éditions de lAgneau. A vrai
dire cétait un peu soporifique, exceptée
lintervention dOlivier Bourda.
Alain Juppé donnait un pot à
lHôtel de Ville. Comme je voulais voir Juppé
de près, jai tanné Jean-Luc pour quon
y aille. Hélas, la fliquette à lentrée
nous a demandés des invitations. Comme nous nen
avions pas, nous avons fait une nouvelle balade nocturne.
Le nouveau tramway est joli, mais pas du tout au point paraît-il.
De retour chez Jean-Luc, nous avons dîner
en attendant Philippe. Ce dernier est arrivé tout droit
du pot de Juppé. Il avait une invitation, quon
ne lui a même pas demandée ! Le secret était
de rentrer sans sarrêter devant la fliquette.
Philippe nous a dit que Juppé avait
lair défait.
Dimanche matin, visite de lexposition
du CAPC avec Jean-Luc et Philippe. Il y avait les draps-hamacs
de Stalker installés dans la Grande-nef. Nous nous
y sommes un petit peu reposés.
Au premier étage il y avait une
exposition des plans de la caserne. On pouvait voter pour
le plus beau dune série de bâtiments de
Bordeaux. Jean-Luc a écrit : « Ils sont tous
moches » sur un des bulletins, quil a signé
et déposé dans lurne.
Au second étage il y avait une
autre exposition : « Objets ? Objet ! », assez
intéressante. Il y avait notamment des tuyaux-robots
qui dansaient, en claquant des jambes parfois.
Laprès-midi, avec Martine
et Jean-Luc, promenade à Saint-Emilion. Jen ai
ramené une bouteille de vin rouge et une boite de macarons
locaux.
Puis nous sommes allés au vernissage
dune amie à Philippe, Catherine, qui avait lieu
dans une cave à vin, au bord du village. Il sagissait
de légumes et de fruits peints, sans grand talent.
Nous avons discuté avec Carole, la fille de la peintre,
qui avait été en Inde et que cétait
son rêve de petite fille.
-Maintenant tu nas plus de rêve.
Elle gardait tout les matins une tartine
pour les enfants mendiants, parce que quand même elle
se sentait coupable.
-Tu aurais du te munir dun sac de
cacahuètes.
Martine nous a invités à
prendre lapéritif chez elle. Ce coup-ci jai
bu une bière de 50 cl, qui ma fait pisser toute
la soirée.
Dîner le soir chez Jean-Luc avec
Philippe. Jean-Luc ma montré la dédicace
que Louis Aragon avait faite à sa mère. Jérémiah
est arrivé, nous avons discuté jusquà
ce que je tombe de fatigue.
Jean-luc ma coupé une partie
de son nénuphar japonais : « Quand tu larroses
trop, il ne crève pas, quand tu ne larroses pas
assez, il ne crève pas ». Tout à fait
le genre de plante quil me fallait.
Je suis donc reparti ce matin, avec mon
nénuphar japonais sur la banquette arrière.
Dans ma boite aux lettres il y avait :
« La mécanique des femmes » de Louis Calaferte,
que Fabrice Latouche mavait offert.
Jai ensuite pris un bain avec les
Residents, en notant les mots-clefs de ce compte-rendu.
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